Gestion de Fortune

21092017

L'HUMEUR DE GEF

Super rendement

La holding Hoche Partners, de Jean-Daniel Cohen, administrateur de la société de gestion Advenis, vient d’accorder une avance de 5 M€ dans le cadre d’un prêt d’actionnaire à ce gestionnaire de SCPI. Cela pour financer le besoin en fonds de roulement. Taux d’intérêt : 15 % jusqu’à compensation avec une émission prévue d’obligations convertibles à 15 % dont 9 % capitalisé et 6 % payé semestriellement.

 

La clause rédhibitoire

Charles-Marie Jottras, président de Daniel Féau, confie que beaucoup d’investisseurs notamment étrangers avaient suspendu leur décision d’acheter en résidentiel sur Paris en fonction du résultat des élections présidentielles. « Certains ont même fait insérer dans la promesse signée avant le premier tour une clause prévoyant l’annulation de leur engagement si tel candidat l’emportait ». Meyer Azogui, président de Cyrus, nous a raconté que bien des clients ont exigé aussi cette clause.

 

Défis

Au rang des défis pour la profession, Edouard Carmignac cite « évidemment les évolutions de la réglementation et à court terme le risque de fin des rétrocessions » (Les Echos, 4 juin 2017). Sur l’impact du Brexit, qui concerne toutes les sociétés de gestion qui possèdent des bureaux en Angleterre comme Carmignac (pour la gestion actions), il estime que « si l’on ne peut plus gérer à partir de Londres avec un passeport européen nous nous replierons sur le continent ».

 

Extraterrestre !

« Demain les rendements viendront d’ailleurs » annonce une pub d’Axa IM avec une junkie aux cheveux verts comme une martienne. Le gérant va nous faire planer, se dit-on. Juste en fait une réclame pour un fonds diversifié prudent joliment prénommé Axa World Global Income Generation. A 5,50 %, les frais de souscription sont extraterrestres.

 

Gourou, gourance !

Selon une récente enquête menée sur la fiabilité des anticipations des gourous de Wall Street (sur le S&P 500, parues entre 1998 et 2005), 6 % d’entre eux parviennent à des taux de succès de leurs prévisions de 70 à 80 %. La plupart de ces stratégistes travaillent pour de petites sociétés de gestion. L’exactitude pour les analyses à 9 mois/2 ans est très faible (14 %). Les stars comme Abby Joseph Cohen, de Goldman Sachs, ou le très écouté Robert Prechter, sont les flops de ce palmarès (« Evaluation and Ranking of market forecasters », Bailey, Borwein, Amir Salehipour, Lopez de Prado).

 

Intriguant !

BPCE a publié un bien étrange rapport d’activité 2016 intitulé « L’intrigant monsieur Langley » afin, nous dit-on, de « tout savoir sur l’entreprise de façon divertissante ». S’agit-il d’un espion de Langley, siège de la CIA ? Non, c’est juste une « nouvelle littéraire » avec un écrivain et des illustrateurs inspirés, nous dit-on également, de l’univers d’Edward Hopper pour expliquer les résultats d’un groupe bancaire qui se veut « différent ». Fallait oser…



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