Gestion de Fortune

13122017

L'HUMEUR DE GEF

Quelle culture !

Fini le quantitative easing, salvateur pour les uns, ou « méphistophélique » pour les autres. Et Didier Le Ménestrel d’expliquer que dans le second Faust, de Goethe, Méphistophélès (le diable) invente la planche à billets pour sauver l’Empereur en faillite. Ah, l’éternelle roue de l’histoire…

Détergent

L’AMF lance une application « FinQuiz » pour devenir « incollable sur les placements et la Bourse ». Avec notamment cette question : un CIF c’est « une crème à récurer » ou « un conseiller financier » ? C’est connu, un CIF sert à nettoyer les patrimoines des bêtises accumulées par le client, non ?

L’immo n’a pas la cote à Bercy !

« Pourquoi maintenir un impôt sur la fortune immobilière ? Parce qu’un euro investi dans l’immobilier, notamment ancien, ne crée pas le même effet d’entraînement qu’un euro investi dans une entreprise », déclare Bruno Le Maire en ouverture des débats à l’Assemblée sur le PLF. Risible…

Mea culpa maxima

Tout à fait inhabituel ce discours d’un membre du directoire de la BCE, à la conférence Réglementation bancaire et financière de l’Université Bocconi, le 9 octobre 2017. Yves Mersch explique ainsi : « Je pense que les décideurs doivent faire preuve d'humilité dans leur compréhension de la façon dont l'économie fonctionne et comment la politique fonctionne (…). La crise financière mondiale a mis en lumière notre confiance excessive et révélé notre manque d'humilité ».

Le beurre, l’argent du beurre

L’or jaune flambe. Pas celui que vous croyez, mais le beurre : +67 % en un an à Rungis.

Jaquerie fiscale

« Le fiscalisme qui emporta les sociétés d'Ancien Régime, écrit Jean-Marc Daniel professeur à l'ESCP Europe, risque d'emporter à leur tour les Etats-nations qui les ont remplacées. Au XIXe siècle, ces Etats-nations avaient eu la prudence de contenir impôts et dépenses publiques. Au XXe siècle, cette prudence a disparu, si bien que le XXIe siècle en a hérité des dépenses publiques exorbitantes et des populations qui rechignent à les financer » (Les Echos, 18/10).

 



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