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23042017

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Tendance

Bilan et perspectives du marché immobilier

Le réseau d'agences immobilières Laforêt fait état d'une baisse du prix moyen de 1,9 % en 2014.

Le volume d'activité de la société est stable en 2014 (+0,4 % par apport à 2013. Les grandes agglomérations maintiennent la dynamique des transactions, alors que les secteurs moins urbanisés reculent. Par ailleurs, ce sont les petites et moyennes surfaces qui rythment le marché.
Dans un contexte baissier, les acquéreurs préfèrent acheter la qualité. Laforêt remarque toutefois que les difficultés sont nombreuses pour que les vendeurs et acquéreurs se rejoignent (financement, estimation de travaux…) mais lorsqu’ils se rencontrent, l’accord sur le prix se fait raisonnablement et les transactions se fluidifient.
Dans ce contexte, le prix moyen d'un bien vendu dans le réseau Laforêt se situe en 2014 à 207 000 €, sur une surface moyenne de 73,5 m². Concernant le prix au mètre carré, il s'établit à 2 816 €, en recul sur 12 mois de 1,9 %.
« La faible baisse des prix moyens au m2 est la conséquence des ventes de petites surfaces et des biens de qualité, qui maintiennent la moyenne », fait savoir le réseau d'agences.
Ce chiffre recouvre toutefois plusieurs réalités. Par exemple les grandes métropoles, à l'image de Paris et de Lyon, résistent bien alors que les villes moyennes, comme Dax, voient leurs prix dévisser de 10 %.
Ainsi la fracture immobilière se confirme par l’écart de prix au m² qui se creuse sensiblement entre les villes et les zones moins peuplées. Quant aux marges de négociation, elles s'élèvent en moyenne à 6,25 % en 2014. Sur 1 an, elles sont en légère baisse grâce à la prise de conscience du marché par les vendeurs. Davantage en phase avec le marché, ces derniers mettent en effet en vente leurs bien à des prix plus réalistes, donc plus acceptables par les acquéreurs.
Plus raisonnables au départ, les prix sont alors un peu moins « challengés » par les acquéreurs, en particulier sur les petites surfaces où la demande domine souvent l'offre.
Par ailleurs Laforêt observe qu'un vendeur acceptera plus facilement une offre basse de la part d'un acquéreur solvable, car il sait que la transaction se concrétisera à court terme.
S'agissant des délais de vente moyens, ils restent stables en 2014, à 107 jours. Pour le réseau d'agences immobilières, ce chiffre ne reflètent pas les situations plurielles du marché. À l’instar des appartements dont les délais de vente peuvent s'allonger d'une semaine suite aux obligations ALUR, et des zones hors agglomération où les vendeurs ont mieux assimilé la réalité du marché. Ces derniers acceptent en effet plus facilement les offres des acquéreurs, qui se font plus rares.
Concernant l’allongement du délai de vente dû à la loi ALUR, il a été largement compensé par une prise de décision plus franche des acquéreurs et un accord sur le prix plus rapide avec les vendeurs.

Pour 2015 la société envisage une poursuite de la baisse des prix à un rythme modéré. « Il n'y a pas de hausse en vue, les écarts « urbain/rural » devraient s'accentuer : les grandes villes confirmant leur statut de « valeur refuge » et les villes moyennes fluctuant au gré de l'activité économique », précise Laforêt. Ainsi dans ce cadre, les prix continueront leur baisse progressive à un niveau maximum de 2 %.

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Source : Laforêt