09122019

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La baisse des prix se généralise

Selon les notaires de France, le secteur de l’immobilier souffre de la morosité ambiante, les Français doutant désormais qu’un investissement dans ce domaine puisse être le gage de la conservation voire de la valorisation de leur épargne.

D'après une note rendue publique par les notaires de France, la baisse du marché de l’immobilier entamée au début de la décennie dans nombre de villes, confirmée au cours de l’année 2014, semble se poursuivre en ce début d’année en affectant désormais l’ensemble du territoire.
En effet, les agglomérations de provinces économiquement les plus dynamiques (Lyon, Toulouse, Bordeaux) qui ne subissaient jusqu’alors qu’une baisse des volumes de transactions, amorcent à leur tour une baisse des prix.
Pour Paris et les autres agglomérations et villes moyennes, la chute devrait se poursuivre à un rythme toutefois un peu moins soutenu compte tenu des reculs déjà enregistrés au cours de l’année dernière qui ont parfois avoisiné les 10 %.
Il faut noter que, dans certains secteurs ruraux hors agglomération, des baisses de 20 % voire plus ont été constatées.

Une offre en décalage avec la demande
Malgré des taux d’intérêt historiquement bas qui autorisent, à amortissement constant, des montants d’emprunt plus importants, les vendeurs vont continuer à rencontrer des acquéreurs hésitants, peu enclins à s’engager tant que les perspectives économiques de notre pays ne laisseront pas entrevoir une quelconque éclaircie et une stabilisation des prix de l’immobilier. Les nouvelles dispositions fiscales pour 2015 seront-elles suffisantes pour relancer le marché ?

Le segment de l'immobilier neuf
Le dispositif « Pinel » aura-t-il les effets escomptés sur la construction de logements ? Selon le Crédit Foncier de France, le nombre de transactions dans le neuf devrait progresser de 9 %. De même on peut penser que l’élargissement du PTZ aura un effet bénéfique sur les primo-accédants.
On peut donc envisager quelques éclaircies sur ce marché en 2015. Mais la confiance semble loin d’être revenue pour l’instant. En effet, l’offre dans le neuf, qui visait l’investisseur ces dernières années, se trouve aujourd’hui en décalage, tant par la taille et la localisation des produits proposés, que par les prix pratiqués. Dans ce domaine, le plan de relance du logement n’a pas encore eu les effets escomptés, mais la pénurie qui s’annonce, conjuguée à un certain tassement des prix, devrait réveiller la demande. N’oublions pas que les Français ne raffolent jamais autant d’un dispositif de défiscalisation que lorsque l’on en annonce la fin. Mais cette reprise serait alors pour 2016.
Rien n’incite donc l’investisseur à se décider en ce début d’année 2015 et seules de nouvelles mesures nécessitées par la situation dramatique des entreprises du secteur semblent pouvoir anticiper le redémarrage de ce marché. Les gouvernements qui se sont succédés nous ont habitués à ces volte-face fiscales prises sous la contrainte et les Français ne l’ont pas oublié.

Le marché de l’ancien
Cette même hésitation se rencontre désormais du côté du vendeur par une réticence à mettre en vente son bien sauf s’il y est contraint par suite de mutation professionnelle, divorce ou perte d’emploi. La qualité des biens immobiliers mis sur le marché s’en ressent par la raréfaction de ceux acquis durant les dix dernières années ou ayant fait l’objet de rénovations importantes, et ce, dans la crainte de ne pas pouvoir retrouver l’équivalence des sommes investies. De plus, les négociations entre vendeurs et acheteurs sont de plus en plus laborieuses et les délais de réalisations des ventes s’allongent.

(Source : Notaires de France)