Le cabinet de conseil Axylia a publié la sixième édition de l’indice Vérité40. Construit avec François Gemenne, co-auteur du GIEC et conseiller scientifique d’Axylia, il se base sur le Score carbone du même cabinet pour sélectionner 40 valeurs françaises « carbone-solvables ».
Dans cette édition 2026, quatre lignes changent : Axa, Biomérieux, Ipsos et JCDecaux prennent la place d’Engie, de Saint-Gobain, Wendel et Wordline.
Pour entrer dans l’indice, les entreprises doivent pouvoir supporter économiquement leurs émissions de CO2, tout en s’inscrivant dans une trajectoire de décarbonation compatible avec l’Accord de Paris, qui vise à contenir le réchauffement climatique sous le seuil des 2°C.
La « facture carbone » est calculée à partir des émissions de gaz à effet de serre de l’entreprise et valorisée en euros avec son Ebitda. Elle intègre les scopes 1, 2 et 3, soit les émissions directes, les émissions indirectes liées à la consommation d’énergie, ainsi que toutes les émissions en amont et en aval de la chaîne de valeur.
Chaque valeur se voit attribuer une note entre A et F, qui prend en compte le risque actuel et la trajectoire projetée à 2030.
« La logique est simple : une entreprise qui émet massivement du CO2 est par définition dépendante des énergies fossiles, indique Vincent Auriac, président d’Axylia. Pour certaines entreprises industrielles, la facture carbone représente plusieurs fois leur Ebitda. »
Le Score carbone finance s’appuie sur le référentiel Partnership for carbon accouting financials (PCAF). Et pour la première fois, Axylia intègre dans ses paramètres le suivi des réductions réelles d’émissions par rapport aux objectifs annoncés.
Début 2026, le cabinet lançait Prevaal Score Carbone Axylia Actions Europe, un fonds appliquant la méthodologie Score Carbone à un univers d’actions européennes. Le véhicule a depuis collecté 20 millions d’euros.
