L'Edito de Gilles PetitRédacteur en chef de Gestion de Fortune
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Al’heure même où la cellule de régularisation de Bercy est menacée d’engorgement et promet aux services du fisc de belles années de travail à plein temps et quelques rentrées d’argent substantielles, le gouvernement continue de balbutier ses gammes et de se prendre les pieds dans le tapis. On annonce une nouvelle taxe un jour que l’on détricote le jour d’après sous la pression des principaux intéressés. Dernière idée en date, mettre la main sur une partie du magot de l’assurance vie. Selon le député PS Christian Eckert, il serait possible je cite « d’en tirer facilement un milliard d’euros sans bouleverser la physionomie de ce placement ». Au-delà des objections qu’une telle déclaration peut légitimement soulever tant chez les assureurs que les assurés, on retiendra surtout ce chiffre symbolique du milliard, sorte de grisbi sur lequel tout le monde semble vouloir mettre la main. Et si nous en finissions avec cet open bar fiscal une fois pour toutes et que nous nous remettions tous au travail ?
Certes, pour retrouver de l’allant, encore aurions-nous besoin d’un nouvel élan. Pour ce faire, quoi de mieux qu’un discours politique inspiré. Je sais, ces temps-ci, l’exécutif ne brille pas par ses emphases ni même ses envolées lyriques. Une fois n’étant pas coutume, j’invite notre président de la République à suivre l’exemple de David Cameron, le premier ministre conservateur britannique. Lors du dernier congrès de son parti organisé à Manchester, il a eu ces quelques mots : « Nous n’avons ni la population la plus importante ni le pays le plus grand ni les meilleures ressources mais nous avons l’esprit. Rappelez-vous que ce qui compte, ce n’est pas la taille du chien qui combat mais l’importance que le chien accorde au combat (Mark Twain). Surmonter les défis, épater les sceptiques, nous réinventer, c’est ce que nous faisons. Et cela s’appelle diriger un pays ».
Bonne lecture !
Gilles Petit
