18042024

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Actualité des sociétés

Pourquoi investir dans les petites capitalisations américaines ?

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Etant à la traîne derrière les grandes capitalisations ces dernières années, les petites capitalisations américaines ont bénéficié du rebond de fin 2023, et se négocient toujours à ce que je considère comme une décote importante et attractive par rapport aux grandes capitalisations.

  (Publi-communiqué)

 

 

 

Bien que les petites capitalisations américaines aient rejoint l’extraordinaire rebond du dernier trimestre 2023, nombre de ces actions continuent à se négocier avec une décote importante par rapport aux grandes capitalisations, créant ainsi un point d’entrée attractif. C’est ce qu’affirme Geoff Dailey, responsable des actions américaines. Dans cette interview, il nous explique les raisons pour lesquelles, selon lui, il semble opportun de se positionner sur ce segment en ce début d’année.

Geoff, commençons par les valorisations. En septembre dernier, vous avez vu un point d’entrée pour les petites capitalisations américaines. Que pouvez-vous nous dire aujourd’hui de leurs valorisations ?

Après avoir été à la traîne derrière les grandes capitalisations ces dernières années, les petites capitalisations américaines ont bénéficié du rebond de fin 2023, et se négocient toujours à ce que je considère comme une décote importante et attractive par rapport aux grandes capitalisations.
Nous sommes conscients qu’un resserrement de la politique monétaire et un scénario de taux durablement plus élevés pourraient avoir un impact en différé ; cependant nous pensons que certains signaux présagent un scénario central plus optimiste concernant la conjoncture économique américaine. La croissance aux États-Unis est en effet restée forte au second semestre 2023, grâce à la vigueur de la consommation et l’investissement productif dynamique. Le consommateur américain est toujours au rendez-vous et la consommation de services n’a cessé d’augmenter depuis la pandémie. Le marché de l’emploi reste robuste et les bilans des petites capitalisations américaines restent sains. Nous considérons que les valorisations sont attractives et nous nous attendons à de bonnes performances de cette classe d’actifs puisqu’il devient clair désormais que l’économie américaine ne se dirige pas vers une profonde récession. À mon avis, nous sommes à nouveau à un point d’entrée favorable pour les petites capitalisations américaines, ou en tout cas nous en sommes proches.

Pourquoi préconisez-vous une gestion active des allocations aux petites capitalisations américaines ?

Je crois fermement que les petites capitalisations sont une classe d’actifs inefficace et qu’elles conviennent mieux à une approche active. Tout d’abord, il y a moins de couverture par les analystes. Le nombre moyen d’analystes qui se concentrent sur les petites capitalisations est autour de cinq (dans le courtage), contre près de 25 analystes pour les méga-cap et 15 pour les grandes capitalisations. Cela crée beaucoup d’opportunités pour une analyse fondamentale rigoureuse afin d’identifier les opportunités liées aux spécificités d’un titre. Deuxièmement, les niveaux de liquidité sont plus faibles, ce qui s’accompagne d’une plus grande volatilité. Au regard de la valeur intrinsèque des actions déterminées par nos équipes d’experts sectoriels, nous pouvons utiliser cette volatilité à notre avantage.

Un troisième point sur l’inefficience du marché des petites capitalisations est le manque de maturité des entreprises. Il existe une plus grande variabilité dans la qualité de la gestion et la maturité des structures de capital parmi les sociétés à petite capitalisation. Le fait d’avoir des analystes fondamentaux qui évaluent la force de l’équipe de direction et la solidité du bilan nous permet d’identifier les entreprises hors pair.

Le dernier élément que je vois dans les arguments en faveur d’une approche active repose sur les fusions-acquisitions (M&A). Nous sommes constamment en contact avec des équipes de direction. Nous connaissons les types de produits ou de services qui sont recherchés et les plus susceptibles d’être acquis, ainsi que les équipes de direction qui sont de potentiels vendeurs. Les acquisitions peuvent être un facteur important de surperformance au sein d’un portefeuille de petites capitalisations. Il s’agit d’un domaine dans lequel nous pouvons ajouter de la valeur grâce à une gestion active.

Vous attendez-vous à ce que les petites capitalisations rattrapent la performance des grandes capitalisations ?

Je pense que les petites capitalisations vont commencer à rattraper leur retard (quand exactement, c’est difficile à dire). Si l’on en croit la valorisation actualisée des petites capitalisations, un rattrapage aurait dû avoir lieu il y a un an. Nous sommes toujours à des niveaux de valorisation extrêmes, le ratio cours/bénéfice des petites capitalisations par rapport à celui des grandes capitalisations étant proche des plus bas de ces 20 dernières années. Nous nous attendons à ce que cet écart se réduise.

Nous pensons que les bénéfices pourraient entraîner une hausse prochaine des petites capitalisations. Les analystes prévoient un rebond de 28,2 % des bénéfices des entreprises qui constituent le Russell 2000 en 2024, après une baisse attendue de 11,2 % pour 2023.
Définir le moment du début de la hausse dépend quelque peu de la trajectoire que suivra l’économie américaine. Nous ne nous attendons pas à une récession américaine profonde ni prolongée ; tous les signes permettent d’envisager un atterrissage en douceur de l’économie américaine en 2024. Mais si une récession se produisait, elle retarderait la reprise des petites capitalisations. Nous pensons que la hausse de la probabilité d’un atterrissage en douceur devrait au contraire soutenir cette reprise. Les grandes capitalisations en bénéficieraient également, c’est évident, mais nous pensons que les petites capitalisations présentent un plus grand potentiel de hausse dans ce scénario.

En résumé, pourquoi les investisseurs devraient-ils allouer des fonds dans les petites capitalisations américaines aujourd’hui ?
À mon avis, les investisseurs devraient détenir une allocation permanente, stratégique, dans les petites capitalisations américaines afin d’être exposés à des sociétés innovantes dotées d’une croissance plus rapide, ainsi qu’à une classe d’actifs qui affiche un historique de performances absolues et relatives élevées à long terme par rapport aux autres classes d’actifs. Au fil du temps, les valorisations se sont avérées être un bon indicateur du potentiel de surperformance à long terme.

Il y a des périodes où les craintes macroéconomiques et le sentiment négatif pèsent sur les valorisations et créent une opportunité pour les investisseurs. Les petites capitalisations restent relativement bon marché. Les sociétés de l’indice Russell 2000 se négocient à 15,2 fois les bénéfices prévus au cours des 12 prochains mois, ce qui est inférieur à la moyenne sur 10 ans de x16,7, selon FTSE Russell. Le multiple de l’indice des grandes capitalisations est de x19,6.

Nous sommes à des niveaux pouvant, selon nous, offrir aux investisseurs un potentiel de surperformance à long terme. Je pense que tous les éléments sont en place pour que les petites capitalisations affichent de bonnes performances.

A propos de notre stratégie des petites capitalisations US

Notre stratégie des petites capitalisations US est un portefeuille de forte conviction composé principalement de petites capitalisations américaines, géré par une équipe expérimentée sur les actions américaines, basée à Boston. L’équipe s’appuie sur une recherche actions fondamentale réalisée par des spécialistes sectoriels et suit un processus discipliné et reproductible qui intègre des facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG).

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