Une élection présidentielle est souvent l'occasion pour tout un chacun de faire un point sur ses priorités et ses engagements. Après tout, cinq années nourrissent forcément la réflexion, ne serait-ce qu'au travers des événements plus ou moins heureux que nous traversons.
[readon url="http:/magazine-gestion-de-fortune/ledito.html"]Lire la suite...[/readon]
L'Edito de Gilles PetitRédacteur en chef de Gestion de Fortune
|
Une élection présidentielle est souvent l'occasion pour tout un chacun de faire un point sur ses priorités et ses engagements. Après tout, cinq années nourrissent forcément la réflexion, ne serait-ce qu'au travers des événements plus ou moins heureux que nous traversons.
Cette année, une question de taille se pose pour le premier tour puisque celui-ci intervient en plein chassé-croisé des vacances scolaires de Pâques. D'où l'inquiétude manifestée par certains des dix protagonistes aux 500 signatures de voir les bureaux de vote rester désespérément vides ; les plus optimistes espérant toutefois un sursaut de conscience électorale.
Si l'on y regarde de plus près, ils ne devraient pourtant pas s'en inquiéter outre mesure. D'une part, parce que c'est la quatrième fois consécutive que cela se produit. D'autre part car les préoccupations sont aujourd'hui grandes dans notre pays. En cinq ans, les Français ont vécu l'éclatement de la bulle des crédits subprime américains, la faillite de la banque d'affaires Lehman Brothers, le tsunami japonais avec ses répercussions sur l'économie mondiale et la crise de la dette souveraine de la zone euro. On pouvait difficilement faire pire...
Malgré tous ces événements et leurs effets dévastateurs tant sur les marchés financiers que dans l'épargne et la vie quotidienne de nos concitoyens, le défaitisme n'est pas de mise. J'en veux pour preuve les différentes initiatives qui naissent tant dans l'univers de la gestion de patrimoine et de la finance que dans celui de la société civile. Comme l'écrivait Camus dans L'homme révolté, « ce n'est pas la révolte elle-même qui est noble mais ce qu'elle exige ».
Il convient donc ici de saluer tout particulièrement les initiatives des professionnels et des épargnants pour défendre qui les rétrocessions versées aux CGPI, qui le régime fiscal et juridique de l'assurance vie. Leurs chances de réussite sont réelles. Hasard du calendrier, nous vous proposons ce mois-ci justement une nouvelle rubrique intitulée Le Carnet des CGPI. Celle-ci a pour vocation de rendre plus visibles les informations destinées aux professionnels et à leurs clients. Elle est aussi l'occasion d'ouvrir le dialogue entre conseillers et fournisseurs au travers d'un face-à-face original et constructif. Quant à notre dossier, il est ce mois-ci consacré aux SCPI, ces instruments de placement encore plébiscités l'an passé et dont l'avenir semble des plus incertains. Sur ce sujet, comme en toutes choses, nous incitons les professionnels à rester optimistes. Si le pire est toujours possible, il n'est en revanche jamais certain !
Gilles Petit
