Un tour de passé. Nous voici dans l'entre-deux. Celui du temps suspendu. Le meilleur moment au fond. Lorsque tous les espoirs sont encore presque possibles et où parfois les meilleurs projets voient le jour. Profitons-en !
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L'Edito de Gilles PetitRédacteur en chef de Gestion de Fortune
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Un tour de passé. Nous voici dans l'entre-deux. Celui du temps suspendu. Le meilleur moment au fond. Lorsque tous les espoirs sont encore presque possibles et où parfois les meilleurs projets voient le jour. Profitons-en !
Le second tour arrive rapidement et avec lui son cortège d'élections législatives et de loi de finances rectificative. D'ici là, que d'interrogations. Comme le disait Oscar Wilde, « effacer le passé, on le peut toujours : c'est une affaire de regret, de désaveu, d'oubli. Mais on n'évite pas l'avenir. » Justement, à y regarder de plus près, l'avenir ressemble d'un certain point de vue au casse-tête auquel s'attaque notre dossier ce mois-ci, l'ISF. En la matière « le tournis a laissé place au vertige » nous dit Lucie Portejoie.
Nul doute que les pharmaciens devraient voir leurs volumes de ventes sur le paracétamol bondir dans les prochains mois tant les méandres fiscaux risquent de donner des maux de tête aux professionnels de la gestion de patrimoine. Ils ne seront pas les seuls. Nos dirigeants quels qu'ils soient devront résoudre une équation encore plus insoluble : contenter leurs citoyens, réduire les déficits publics et cajoler leurs partenaires européens tout en séduisant les marchés. Pour y parvenir, « les valeurs et les règles claires » énoncées par Carlos Ghosn, le patron de Renault, notre invité du mois, pourraient bien se révéler utiles. Tout comme les propos qu'il tient sur l'inexorable montée du prix du litre d'essence et la nécessité de passer aux véhicules électriques et à l'hydrogène. Inattendu et vivifiant, cet entretien a notamment pour mérite de rappeler que le monde est en train de basculer en direction des pays émergents. La marque au losange et son grand concurrent d'outre-Rhin à deux lettres affinent leurs projets pour y faire leur place.
De ce monde, dont l'homme de la rue n'a pas forcément conscience, nous ignorons encore ce qu'il en sortira. Comme nous ignorons encore quel paysage politique se dessinera une fois que les urnes auront rendu leur verdict. Profitons-en donc encore un peu en faisant, pourquoi pas, un détour du côté des galeries d'art et des musées. En plus de nourrir l'imaginaire, les oeuvres constituent peut-être l'un des meilleurs investissements face à un avenir incertain. Et puis, « comprendre l'art c'est aussi comprendre le monde dans lequel on vit » nous confie la conseillère en art Céline Fressart.
Gilles Petit
