En cette période d'instabilité fiscale et de retour de l'automne, la tendance naturelle pourrait logiquement être celle du repli sur soi.
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L'Edito de Gilles PetitRédacteur en chef de Gestion de Fortune
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En cette période d'instabilité fiscale et de retour de l'automne, la tendance naturelle pourrait logiquement être celle du repli sur soi. Apprendre coup sur coup une hausse de son impôt sur le revenu et la possible instauration d'une redevance télévisuelle pour les résidences secondaires peut effectivement légèrement plomber le moral d'une personne, surtout lorsque celle-ci est aussi chef d'entreprise. Dans ces conditions quoi de mieux que le « cocooning » ? Bien que dérivé de notre très français « casanier », cette démarche remise à la mode et qui consiste à se trouver très bien chez soi sans avoir envie de sortir peut finalement se révéler salvatrice dès lors qu'elle permet d'adopter un autre regard. Entendez-moi bien, il ne s'agit pas ici de se morfondre mais plutôt de sortir de soi-même par la pensée, manoeuvre que ces quelques lignes doivent vous aider à réaliser avec succès. Sortir ? Oui mais pour allez où ? Eh bien dans le monde des idées.
Après tout, rien de tel qu'un peu de réflexion pour trouver des solutions qui permettront de rebondir malgré la crise. D'autant que nos voisins européens ne nous ont pas attendus pour adopter cette démarche. Le Royaume-Uni a choisi de déplier le tapis rouge à nos chefs d'entreprise prétextant un contexte similaire à celui de la Révolution Française pour justifier ses avances. Plus récemment, le Panama a lancé une opération de séduction tous azimuts mettant en avant tantôt son climat (pour les retraités), tantôt ses incitations fiscales (à destination des banques privées). Sur le continent, les idées sont par contre d'une toute autre nature. En Suisse, la commune de Givisiez vient d'inaugurer une allée au nom du professeur Cantonneau en hommage au professeur fictif de l'université de Fribourg qui apparaît dans trois aventures de Tintin. En France, Arnaud Montebourg, notre ministre du Redressement Productif, estime qu'il est de temps de réformer le code Minier pour favoriser le retour de ce type d'activité dans le pays. Au rythme où vont les choses, il est étonnant que personne n'ait encore proposé le retour au calendrier républicain instauré le 24 ooctobre 1793. Avec lui, l'année se trouvait diviser en 12 mois de 30 jours auxquels s'ajoutait cinq jours supplémentaires. Surtout, chaque mois était divisé en trois périodes de dix jours. Ces décades mensuelles permettaient de travailler neuf jours consécutifs et de se reposer le dixième. Pour ceux qui trouverait la mesure un tantinet difficile à mettre en oeuvre, une alternative existe : celle de revenir à l'heure de... 1911. Cette année-là, la France se régla sur l'heure du méridien de Greenwich, autrement dit la même que celle de la Grande-Bretagne. Cet atout non négligeable pour faire face à la concurrence de la City nous sera retiré au moment du passage à l'heure de Berlin en 1940.
Heureusement depuis, des esprits ingénieux ont donné naissance aux produits de bourse dont certains peuvent même faire l'objet d'ordres en dehors des heures d'ouverture de la cote parisienne. C'est à ces instruments d'investissement que nous consacrons notre dossier ce mois-ci. Parce qu'il serait déraisonnable de rester trop longtemps à l'écart des valeurs mobilières sous peine de voir son portefeuille manquer de diversification, vous est présentée ici sous un angle critique toute la panoplie des produits disponibles. Alors, après la réflexion, place à l'action.
Bonne lecture !
Gilles Petit
