Si vous lisez ces quelques lignes, c'est que la fin du monde prévue, selon certains interprètes du calendrier Maya, pour le 21 décembre dernier n'a pas eu lieu. Faut-il pour autant s'en réjouir ?
[readon url="http:/magazine-gestion-de-fortune/ledito.html"]Lire la suite...[/readon]
![]() |
L'Edito de Gilles PetitRédacteur en chef de Gestion de Fortune
|
Si vous lisez ces quelques lignes, c'est que la fin du monde prévue, selon certains interprètes du calendrier Maya, pour le 21 décembre dernier n'a pas eu lieu. Faut-il pour autant s'en réjouir ?
A la place de la fin du monde, nous assistons à la fin d'un monde. Le tout, au rythme du ralenti d'un film catastrophe. Décidé coûte que coûte à respecter la sacro-sainte règle d'or, notre gouvernement fait les fonds de tiroir et augmente la pression fiscale sur le simple particulier comme le chef d'entreprise, chacun d'entre eux ne sachant plus à quel saint se vouer pour préserver le peu qui lui reste. De leur côté, les candidats à l'exil se multiplient et la farce belge dont je vous parlais voici quelques mois au sujet de Bernard Arnault se poursuit. Dernière célébrité à quitter le pays, Gérard Depardieu. Oh bien sûr, il n'est pas allé très loin. Sa nouvelle commune d'adoption, Néchin, n'est située qu'à 1 kilomètre de la frontière française. Reste quand même la force du symbole. Quand les états européens cesseront-ils de se tirer mutuellement des balles dans le pied en faisant jouer la concurrence fiscale ? Ont-ils conscience que durant tout ce temps, notre planète continue de tourner ?
Les pays émergents, la Chine en tête, poursuivent en effet leur conquête du monde et de ses richesses. Dernièrement, les pétroliers CNOOC et Petronas ont ainsi racheté les pépites nord-américaines Nexen et Progress Energy. Et les emplettes devraient continuer tout au long de cette année. De façon concomitante, le centre de gravité de la richesse mondiale se déplace. Singapour vient d'être élue « ville la plus appréciée des milliardaires ». Pour ceux qui seraient un tout petit moins fortunés, les Etats-Unis pourraient bientôt apparaître comme le nouvel El Dorado. Un projet de loi prévoit en effet d'attirer les entrepreneurs étrangers en leur délivrant plus facilement un visa s'ils investissent plus de 100 000 dollars chez l'Oncle Sam et embauchent deux américains dès la première année. Un appel du pied pas si innocent que ça à nos jeunes, tous issus de la génération Erasmus, qui maîtrisent souvent une, voire plusieurs langues étrangères. Comment lutter dans ces conditions ? Se peut-il que les gens qui nous gouvernent aient oublié ce principe de base édicté par Arthur Laffer et enseigné en cours d'économie dès la seconde au lycée selon lequel « trop d'impôt tue l'impôt » ?
Autant de questions qui trouveront sans nul doute des réponses cette année. A propos de nouvelle année, je tenais, au nom de toute l'équipe de Gestion de Fortune, à vous remercier pour la confiance que vous nous avez témoigné tout au long de 2012 et à vous présenter tous nos meilleurs voeux pour 2013. Pour repartir d'un bon pied, notez bien le retour de notre portefeuille d'actions dans la rubrique Placements. Bonne lecture et très bonne année !
Gilles Petit
