L'Edito de Gilles PetitRédacteur en chef de Gestion de Fortune
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N'en déplaise à son ancienne compagne, s’il est une qualité que l’on peut reconnaître au président de la République, c’est qu’il s’y entend en matière de septième art. A l’image des deux protagonistes du film de Michel Gondry intitulé « Soyez sympas, rembobinez » (2008), celui-ci s’acharne à refaire en version courte certains des plus grands classiques du cinéma. Après avoir débuté par « La mélodie du bonheur » (1965) et « Nos plus belles années » (1973), il s’est ensuite attaqué avec brio aux films d’ambiance avec « Ombres et Brouillard » (1991) et le fameux « Pour qui sonne le glas » (1943). Depuis peu, on note chez lui un retour à la comédie avec « A gauche en sortant de l’ascenseur » (2008), « Docteur Folamour » (1964) et plus récemment encore « Micmacs à tire-larigot » (2009). Le problème, c’est qu’à force de mélanger les genres, tout spectateur bien intentionné que nous sommes, nous commençons à ne plus savoir où donner de la tête. Si certaines voix s’élèvent pour demander une reprise de « La grande évasion » (1963) parce qu’elles craignent une nouvelle version d'« Apocalypse now » (1979), nous estimons pour notre part qu’il serait peut-être temps pour notre chef de l’Etat de passer à un art plus mineur, comme la chanson par exemple. Pour ce nouveau départ, nous ne saurions trop lui recommander de se tourner vers la musique country et pourquoi pas celle de l’artiste canadien Paul Brandt (né en 1972). Dans une chanson presque prophétique et intitulée « Il y a un monde là-bas » (1999), celui-ci a ces quelques mots que l’on aimerait tant entendre dans la bouche d’un dirigeant : « Ne me dites pas que le ciel est la limite alors qu’il y a des empreintes de pas sur la lune ».
Bonne lecture !
