02122020

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La gestion de patrimoine plus mature, selon Cyrus Conseil

Quelques semaines après l’entrée à son capital du fonds Bridgepoint en plein confinement, Cyrus Conseil, un des leaders de la gestion de patrimoine en France, fait le point sur le marché. Morceaux choisis.  

« Maturité et consolidation », c’est par ces deux mots que Meyer Azogui, président de Cyrus Conseil, un des plus gros cabinets de gestion de patrimoine en France (52 M€ de chiffre d'affaires en 2019 pour 3,8 Md€ d'encours financiers et 1,5 Md€ d'investissements immobiliers gérés pour le compte de 4 500 familles), a résumé, lors d’un point presse le 25 juin 2020, la situation du marché de la gestion de patrimoine en France.

La preuve de cette maturité ? « De plus en plus de fonds d’investissement s’intéressent au marché », observe-t-il en confiant que « d’ici la fin de l’année, cinq acteurs auront dans leur capital des fonds d’investissement ». C’est d’ailleurs le cas de Cyrus Conseil a, lui, accueilli, en plein confinement, le fonds d’investissement Bridgepoint qui est entré à hauteur de 28% à son capital

Sang froid et discernement pendant la crise

Meyer Azogui reste confiant sur le modèle des cabinets des CGP qui pendant cette crise, ont fait preuve beaucoup « d’agilité, d’expertise et de proximité », surtout par rapport au secteur bancaire. Mais il reste réaliste sur leur part de marché parfois surestimée : en termes de collecte, elle serait plus proche de 5 à 6 % que des 10% parfois avancés. Quant à la réforme MIF 2, elle n’a pas arrangé les choses : « Les gagnants de MIF 2 ? Ce sont les clients les plus fortunés ! », la clientèle des « petits clients » étant devenue trop complexe à gérer pour les cabinets.

Selon Meyer Azogui, pendant la crise, « les clients ont fait preuve de sang-froid, de discernement. Ils n’ont pas paniqué. Au contraire, nous avons même dû freiner l’appétence de certains clients ». Il faut dire que le marché a fait apparaitre quelques opportunités.

C’est ce qu’a confirmé Christophe Mianné, récemment arrivé au poste de directeur général du groupe, qui a également apporté son éclairage sur la situation des marchés : « En début d’année 2020, nous avions connu deux très bons mois, puis il s’est produit un coup d’arrêt et, depuis, on assiste à un « repricing ». Par conséquent, « il existe aujourd’hui peut-être plus d’opportunités qu’au début janvier », a-t-il conclu.

CMG