19092021

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Immobilier

L'immobilier résidentiel fait mieux que résister en France

renovalys 5

Une fois n’est pas coutume, le rythme des transactions et les prix sur Paris ont légèrement baissé sur le second trimestre 2021, selon les chiffres de la FNAIM. Sur le reste du territoire, les ventes comme les prix sont en nette hausse, surtout pour les maisons.

Les chiffres de l’immobilier résidentiel sur le second trimestre 2021 collectés par la FNAIM sont assez édifiants. Si certains pensaient que les prix allaient baisser du fait de la crise sanitaire, il n’en est finalement rien. Plus marquant encore, sur un an à fin mars 2021, la fédération dénombre 1 080 000 ventes, en hausse de 4% sur un an. Preuve que le marché est resté particulièrement dynamique malgré les épreuves. A Paris, toutefois, les transactions ont chuté de 0,9%.

« Malgré les nombreuses difficultés et l’incertitude qui plane depuis maintenant plus d’un an, l’immobilier se confirme comme une valeur refuge et de référence pour les Français. Malgré les confinements, la situation économique incertaine, la pierre apparaît comme un investissement fiable et pérenne. », estime Jean-Marc Torrollion, président de la FNAIM.

En valeur, les prix au second trimestre 2021 (au 10 juin 2021) se sont non seulement maintenus, mais ils ont poursuivi leur progression, à +5,1%, alors que, parallèlement, l’inflation est restée contenue à 0,5%. Au niveau national, le prix moyen du mètre carré s’établit à 2 892 €. Plus précisément, à 3 916 € pour les appartements (+5%) ; et à 2 364 € pour les maisons (+5,2%). C’est sur les maisons que la hausse apparaît la plus significative, preuve du regain d’intérêt pour ces dernières depuis la crise sanitaire. A titre de comparaison, les prix au m² des maisons n’avaient augmenté que de 2,6% au 2nd trimestre 2020 et de 1,4% au 2nd trimestre 2019.

La synthèse cache toutefois de fortes disparités entre la capitale et le reste du territoire. A Paris, les prix ont pour la première fois depuis plusieurs années connu un léger repli de 0,9% (pour rappel au 2nd semestre 2020 les prix sur Paris étaient en hausse de 6,4%), et atteignent, pour les appartements, les 10 374 € du mètre carré. En Île-de-France, la progression est de 4,9%, à 6 377 € le mètre carré pour les appartements, et 3 566 € pour les maisons. En province, les prix progressent significativement aussi, de 5,7% pour l’ensemble des biens. Tandis que dans les DOM (hors Mayotte), ils augmentent de 2,4%, (contre 4,4% sur la même période en 2020).

Ce décrochage entre Paris et le reste de la France est l’indicateur marquant de l’effet de la crise sanitaire sur le parcours immobilier des Français. « Désir de s’émanciper des grandes villes pour obtenir plus d’espaces, perte de rentabilité pour les logements qui étaient mis en location, notamment sur les plateformes type Airnbnb et qui ont directement été impactés par les confinements… il sera intéressant de voir dans les mois prochains si cette tendance se confirme ou non», explique Jean-Marc Torrollion.

PBB